Le diagnostic est souvent assez tardif puisque la majorité des symptômes sont assez peu spécifiques et parfois discrets au départ. Parmi les signes cliniques observés, on note des troubles digestifs persistants comme des ballonnements, une gêne abdomino‑pelvienne, une sensation de satiété rapide ou encore une augmentation du périmètre abdominal faisant suspecter de l’ascite. On peut observer de façon beaucoup plus rare des métrorragies.
En cas de suspicion de cancer de l’ovaire, un bilan d’imagerie est nécessaire, il comprendra au minimum une échographie pelvienne (masse solide ou solido/kystique développée aux dépends de l’ovaire), un Scanner thoraco-abdomino-pelvien ainsi qu’une IRM pelvienne.
Le dosage des marqueurs tumoraux fait partie du bilan diagnostique et du suivi, mais il ne suffit pas à lui seul pour poser le diagnostic (qui repose sur l’imagerie et l’histologie). Le CA 125, l’ACE sont les plus fréquemment demandés pour les tumeurs épithéliales avec parfois le CA19.9 en cas de suspicion de tumeurs mucineuse.
Pour les tumeurs non épithéliales (tumeurs rares/cf TMRG) qui concernent en général des patientes plus jeunes, on pourra proposer le dosage d’autres marqueurs comme l’Inhibine, l’Alphafoetoprotéine (AFP), les LDH, l’HCG, l’AMH et l’Estradiol.