Un accompagnement sur-mesure

Cancer de l'ovaire

L’institut Godinot est un centre de référence dans le traitement des cancers gynécologiques, dont le cancer de l'ovaire.

Qu'est-ce que le cancer de l'ovaire ?

En France, on estime à environ 5 350 nouveaux cas de cancer de l’ovaire « épithélial » en 2023, c’est le 8ème cancer féminin en taux d’incidence. Le nombre de nouveaux cas est relativement stable voir légèrement en baisse. Les cancers épithéliaux de l’ovaire sont des cancers de la femme ménopausée dans l’immense majorité des cas avec un âge médian au diagnostic de 68 ans.

L'ovaire

Les ovaires sont deux organes de la forme et de la taille d’une amande, situés dans le bassin, de chaque côté de l’utérus. Ils font partie de l’appareil reproducteur de la femme.

Les ovaires ont pour fonction principale :

  • la production des ovules ;
  • la production d’hormones impliquées dans la régulation de la reproduction et le développement des caractères sexuels.

Chaque mois, chez les femmes en âge de procréer, l’un des ovaires libère un ovule, qui est ensuite acheminé vers l’utérus par les trompes de Fallope. Si l’ovule est fécondé par un spermatozoïde, le fœtus s’implante à l’intérieur de l’utérus pour y continuer son développement. S’il n’est pas fécondé, il est expulsé avec le flux menstruel, lors des règles.

Diagnostic

Le diagnostic est souvent assez tardif puisque la majorité des symptômes sont assez peu spécifiques et parfois discrets au départ. Parmi les signes cliniques observés, on note des troubles digestifs persistants comme des ballonnements, une gêne abdomino‑pelvienne, une sensation de satiété rapide ou encore une augmentation du périmètre abdominal faisant suspecter de l’ascite. On peut observer de façon beaucoup plus rare des métrorragies.

En cas de suspicion de cancer de l’ovaire, un bilan d’imagerie est nécessaire, il comprendra au minimum une échographie pelvienne (masse solide ou solido/kystique développée aux dépends de l’ovaire), un Scanner thoraco-abdomino-pelvien ainsi qu’une IRM pelvienne.

Le dosage des marqueurs tumoraux fait partie du bilan diagnostique et du suivi, mais il ne suffit pas à lui seul pour poser le diagnostic (qui repose sur l’imagerie et l’histologie). Le CA 125, l’ACE sont les plus fréquemment demandés pour les tumeurs épithéliales avec parfois le CA19.9 en cas de suspicion de tumeurs mucineuse. 

Pour les tumeurs non épithéliales (tumeurs rares/cf TMRG) qui concernent en général des patientes plus jeunes, on pourra proposer le dosage d’autres marqueurs comme l’Inhibine, l’Alphafoetoprotéine (AFP), les LDH, l’HCG, l’AMH et l’Estradiol.

Les différents formes du cancer de l'ovaire

Les cancers de l’ovaire sont hétérogènes sur le plan histologique. On les classe principalement selon le type de cellule d’origine. 

Les tumeurs épithéliales sont les plus fréquentes, elles proviennent de la couche externe (épithélium) de l’ovaire. Il en existe plusieurs sous-types : séreux de haut grade (le plus fréquent ~70% des cancers épithéliaux), séreux de bas grade (rare), endométrioïde (~10%), cellules claires (~5-10%), mucineux (~3-5%). Parmi les tumeurs épithéliales, il existe un sous-type particulier non infiltrant : les tumeurs borderline ou tumeurs frontières qui sont non-infiltrantes à potentiel malin faible chez des patientes plus jeunes. 

Les tumeurs non épithéliales (tumeurs germinales, du stroma et des cordons sexuels et autres tumeurs) sont beaucoup plus rares et relèvent de prises en charges spécifiques (Cf TMRG).

 

Une fois le type histologique confirmé, il faut déterminer l’étendue de la maladie (stade) selon la classification FIGO : I à IV. 

  • Stade I : tumeur limitée aux ovaires
  • Stade II : extension locale au pelvis
  • Stade III : extension au péritoine ou ganglions derrière le péritoine
  • Stade IV : métastases à distance (foie, poumons…)

Notre prise en charge

La prise en charge (diagnostic et traitement) du cancer du col de l'utérus nécessite le travail conjoint de plusieurs médecins de diverses disciplines : oncologues médicaux, chirurgiens et radiothérapeutes. Chaque décision majeure est prise au cours de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP).

Nos traitements

Le choix du traitement est systématique discuté et validé en RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire), il repose sur plusieurs facteurs, notamment :

  • le type histologique du cancer,
  • son stade d’évolution (localisé ou métastatique)
  • le reliquat tumoral après chirurgie
  • l’état de santé général de la patiente,
  • les caractéristiques moléculaires de la tumeur (statut HRD)
  • La chirurgie

    C'est l’élément majeur de la prise en charge thérapeutique, elle doit être réalisée dans un centre labellisé pour la chirurgie complexe de l’ovaire (notamment pour les stades avancés). On proposera un geste chirurgical comprenant une hystérectomie avec annexectomie bilatérale complétée d’une omentectomie avec exérèse de toutes les lésions péritonéales visibles (si stade avancé) +/- curages pelviens et lombo-aortiques. Ce geste sera dans la plupart des cas précédé par une coelioscopie permettant d’évaluer l’étendue de la maladie.

  • La chimiothérapie

    Elle est généralement indiquée après la chirurgie, mais parfois avant (chimiothérapie néoadjuvante) si la tumeur est trop étendue, le protocole le plus usuellement utilisé est l’association Taxol-Carboplatine espacée de 3 semaines pour une durée de 3 à 6 cycles. Les thérapies ciblées peuvent être prescrite avec ou après la chimiothérapie comme les Inhibiteurs de PARP (comme olaparib, niraparib) ou le Bevacizumab en fonction des caractéristiques de la tumeur.

  • La radiothérapie

    Elle est très rarement utilisée pour les cancers de l’ovaire, les seules indications concernent la prise en charge palliative symptomatique de certaines métastases.

Les récidives sont habituellement traitées par chimiothérapie, le protocole utilisé dépendra du délai de la récidive par rapport à la fin du traitement initial définissant ainsi la sensibilité aux sels de platine et donc la possibilité de réintroduire ce traitement associé ou non à une thérapie ciblée. Dans les cas de récidive localisée et/ou tardive une nouvelle intervention chirurgicale peut être proposée.

Participation à un protocole de recherche clinique

A chaque étape de la prise en charge, la patiente pourra être sollicitée pour une inclusion dans un protocole de recherche clinique selon les modalités de sa prise en charge, de même les soins de support adaptés seront proposés. 

Recherche clinique

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