Cancer de l'endomètre
L’institut Godinot est un centre de référence dans le traitement des cancers gynécologiques, dont le cancer du corps de l'utérus (cancer de l'endomètre)
Qu'est-ce que la cancer de l'endomètre ?
Avec plus de 8000 cas par an en France, le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent. Son taux d’incidence standardisé est de 11/ 100 000 femmes.
C’est un cancer qui touche dans 85 % des cas les femmes ménopausées, avec un âge moyen au diagnostic autour de 68 ans.
Parmi les manifestations cliniques les plus fréquentes, on retrouve les métrorragies (saignements vaginaux) post-ménopausiques (signe d’alerte principal), les pertes séreuses ou leucorrhées sanglantes ains que les douleurs pelviennes qui apparaissent souvent à un plus stade avancé.
L'endomètre
L’endomètre est la muqueuse utérine qui tapisse la cavité utérine. Il évolue tout au long du cycle menstruel, sous l’influence des hormones. Son rôle principal est de préparer l’utérus à une éventuelle grossesse, mais il peut aussi être à l’origine de troubles gynécologiques lorsqu’il ne fonctionne pas correctement.
L’endomètre est composé de deux couches distinctes :
- La couche basale : une structure permanente qui sert de base pour reconstruire l’endomètre chaque mois.
- La couche fonctionnelle : celle qui s’épaissit en réponse aux hormones et qui se détache lors des règles.
Diagnostic
Le diagnostic repose en première intention sur un examen gynécologique avec une échographie pelvienne et/ou endovaginale pour mesurer l’épaisseur de l’endomètre notamment. Cet examen clinique est complété d’une biopsie d’endomètre +/- hystéroscopie permettant une confirmation histologique.
Une fois le diagnostic confirmé histologiquement, des examens complémentaires seront réalisés notamment pour définir le stade de la maladie. L’IRM pelvienne permettra d’évaluer l’invasion myométriale et cervicale ainsi que l’envahissement ganglionnaire. Le scanner thoraco-abdomino-pelvienne permettra d’évaluer l’envahissement à distance (métastases).
Les différentes formes du cancer de l'endomètre
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Type I : adénocarcinomes endométrioïdes
- Fréquence : environ 80 % des cas
- Origine : hyperplasie endométriale sur un fond d’hyperœstrogénie (obésité, anovulation, traitement œstrogénique non opposé, etc.)
- Histologie : Architecture glandulaire bien ou moyennement différenciée // Possibles remaniements squameux // Variable selon le grade (FIGO) ==>
G1 : bien différencié (>95 % structures glandulaires) //
G2 : moyennement différencié (50–95 %) //
G3 : peu différencié (<50 %).- Biologie moléculaire : souvent mutations PTEN, KRAS, PIK3CA, MMR, POLE
- Pronostic : favorable (sensible aux hormones) -
Type II : carcinomes non endométrioïdes
- Fréquence : 10–20 % des cas
- Origine : endomètre atrophique, non lié à l’hyperœstrogénie
- Surviennent chez la femme âgée (post-ménopausée)
- Histologie (formes principales) : Carcinome séreux (Architecture papillaire // Atypies nucléaires marquées// Fréquemment mutation TP53 // Très agressif, même à un stade précoce); Carcinome à cellules claires (Cellules claires (glycogène) ou hobnail // Mutation PIK3CA, ARID1A // Mauvais pronostic); Carcinome indifférencié ou mélangé (formes rares).- Pronostic à plus haut risque de récidive et de dissémination que le type I
Les autres formes de cancers de l’endomètre sont beaucoup plus rares, on peut citer les carcinosarcomes (müllérien mixte malin) : association d’un contingent épithélial et mésenchymateux, les carcinomes mucineux : proche du type endométrioïde, parfois mieux différencié, les carcinomes neuroendocrines (exceptionnel)
Les facteurs de risque
La prévention des cancers de l’endomètre est possible puisqu’un certain nombre de facteurs de risque ont été identifiés Parmi les plus influents, on note l’obésité ,l’anovulation chronique (syndrome des ovaires polykystiques), la ménopause tardive, la nulliparité. Le diabète de type 2 : souvent associé à l’obésité et à l’hyperinsulinémie et syndrome métabolique (HTA + dyslipidémie + insulinorésistance). Le contrôle du poids et l’activité physique régulière sont donc des éléments cruciaux dans la prévention des cancers de l’endomètre.
Certains facteurs génétiques sont en cause comme par exemple le syndrome de Lynch, cela concerne des familles présentant des cas de cancers de l’endomètre et de cancers du côlon. Ils doivent amener à consulter en oncogénétique.
Notre prise en charge
Les traitements proposés dépendront du stade de la maladie défini selon la classification FIGO mais aussi du type histologique (type I ou type II) et plus récemment de la classification moléculaire (notamment pour les traitements adjuvants).
Classification moléculaire (approche moderne)
Les nouvelles classifications (TCGA, ESGO/ESTRO/ESP) subdivisent le cancer en 4 groupes pronostiques :
- POLE mutant (excellent pronostic)
- MSI-H / MMRd (pronostic intermédiaire)
- p53 anormal (mauvais pronostic)
- NSMP (no specific molecular profile)
Nos traitements
Le choix du traitement sera discuté et validé en RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire).
Il comportera systématiquement pour les stades précoces une chirurgie comportant une hystérectomie totale non conservatrice avec annexectomie bilatérale avec +/- des curages ganglionnaires pelvien et para-aortique +/- une omentectomie (si histologie séreuse ou à cellules claires).
La voie d’abord chirurgicale pourra être selon les cas (taille de l’utérus, morphologie de la patiente, complexité opératoire…) mini-invasive (coelioscopie/robot). Le geste chirurgical sera complété d’une radiothérapie et/ou d’une curiethérapie adjuvante en fonction du risque de récidive évalué.
La chimiothérapie pourra être proposée en association avec la radiothérapie ou seule en fonction des protocoles. La chimiothérapie sera privilégiée pour les stades avancés.
En cas de récidive ou de maladie métastatique, on pourra proposer de la chimiothérapie, des thérapies ciblées seules ou en association ou bien de l’hormonothérapie. Le choix de ces traitements se fera en RCP, en fonction du profil de la patientes et des traitements déjà reçus. Il pourra aussi être proposé à la patiente de participer à un essai clinique selon les critères d’inclusion.
Suivi post traitement
Les patientes traitées seront suivies régulièrement en consultation tous les 3 à 6 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 à 12 mois jusqu’à 5 ans. Ce suivi pourra être coordonné en alternance avec le gynécologue de la patiente. Le suivi est primordial pour mettre en évidence et traiter précocement les éventuelles séquelles des traitements mais aussi les récidives.
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