Recherche fondamentale et translationnelle

Notre équipe de recherche fondamentale est composée d’ingénieures d’études et de doctorantes qui au quotidien suivent la croissance des cellules cancéreuses soumises à des traitements de chimiothérapie, radiothérapie et immunothérapie.

En lien avec l’unité IRMAIC, l’Institut Godinot héberge et soutient chaque jour la recherche sur le cancer du sein.

Organisation

Direction du laboratoire

Sous la responsabilité de notre directeur d’établissement, l’équipe de recherche de l’Institut Godinot est actuellement dirigée par le Dr Stéphane Potteaux. 

Stéphane Potteaux est une chargée de recherche Inserm spécialisée dans l'étude des mécanismes inflammatoires et immunologiques. Après une thèse (Paris 7) et un stage post-doctoral (Mount Sinai School of Medicine, NY, USA) dans les pathologies cardio-vasculaires, la chercheuse s’est récemment tournée vers l’immuno-oncologie en intégrant d’abord l’unité Inserm U796 Physiopathologie des cancers du sein à St Louis, puis en prenant la direction de l'unité de recherche IRMAIC (Immuno-Régulation dans les Maladies Auto-immunes, Inflammatoires et le Cancer - UR7509) à l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

« Mon groupe est particulièrement impliqué dans la recherche sur le cancer du sein triple négatif. Il s’agit d’une forme très agressive du cancer du sein qui touche les jeunes femmes et qui reste difficile à traiter. 

Notre objectif est de mieux comprendre les mécanismes de développement de la maladie et de résistance aux traitements afin de proposer de nouvelles techniques de diagnostic et de traitement pour ces patientes. », 

Dr Stéphane Potteaux, Chercheuse Inserm/Institut Godinot/URCA

Présentation de l'équipe

Notre équipe de recherche fondamentale est composée d’ingénieures d’études et de doctorantes qui au quotidien suivent la croissance des cellules cancéreuses soumises à des traitements de chimiothérapie, radiothérapie et immunothérapie dans le but de comprendre les réponses cellulaires mises en jeu qui permettent aux cellules cancéreuses de résister aux traitements et d’échapper à la surveillance du système immunitaire. 

Ces expériences sont réalisées in vitro, ex vivo, in vivo et in silico dans les laboratoires expérimentaux de l’Institut Godinot, et en collaboration étroite avec les différents services de soin de l’Institut Godinot et de plusieurs unités de l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Sur l'image en-dessous de gauche à droite : Nour Kotaich, Etudiante PhD / Lucille Oudard, Ingénieure d’études / Stéphane Potteaux, Chercheuse Inserm, Institut Godinot, URCA / Manon De Boni, Ingénieure d’études / Chaïma Laassili, Etudiante PhD.

L'équipe de recherche

Accueil des étudiants en sciences

Depuis 2020, le groupe de recherche sur le cancer, de l’Institut Godinot, accueille régulièrement des étudiants de BTS, de Licence et Master mais aussi des doctorants nationaux et internationaux. 

Le cancer du sein triple négatif

Le cancer du sein triple négatif (CSTN) représente environ 15% des cancers du sein mais se caractérise par une mortalité accrue par rapport aux autres types de cancer du sein. Le CSTN touche souvent les femmes les plus jeunes : 40% ont moins de 40 ans au moment du diagnostic. La survie à 3 ans pour le CSTN localisé est d’environ 85%, alors qu’elle est d’environ 90 % pour les cancers hormonodépendants ou HER2 positifs. Ce taux dépasse cependant les 95% lorsque le CSTN est détecté à un stade précoce. A contrario, environ 28% des CSTN sont diagnostiqués d’emblée à un stade métastatique ; dans ce cas, la survie à 5 ans tombe à environ 11%. 

  • Thématiques de recherche

    Améliorer le dépistage précoce

    Les principaux défis actuels consistent à améliorer le dépistage précoce pour augmenter les chances de survie, à identifier des biomarqueurs permettant d’ajuster les thérapies aux patientes cibles et de prédire la réponse aux traitements, et à comprendre les mécanismes impliqués dans les phénomènes de résistances pour trouver de nouvelles cibles thérapeutiques ou de nouveaux médicaments.

Le groupe de recherche du Dr Potteaux adresse certains de ces défis via des approches méthodologiques transversales.

  • 1 - Dépistage précoce du CSTN :

    En collaboration avec l’unité UR7506 de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, le groupe de recherche de l’Institut Godinot utilise la spectroscopie Infra rouge à transformée de Fourier pour détecter le CSTN précoce à partir d’une biopsie. Cette méthodologie qui fait appel à l’intelligence artificielle pourra compléter le travail des anatomocytopathologistes.

    Un nouveau projet de thèse en continuité de ce projet, consistera à intégrer des données multi-modales additionnelles (cliniques, radiomiques…) en collaboration avec les services de soin de notre Institut pour améliorer le modèle en cours. A terme ce travail pourrait permettre d’améliorer le dépistage précoce du CSTN et de mieux prédire la réponse aux traitements.

  • 2 - Etude des mécanismes de résistance du CSTN à la radiothérapie :

    En collaboration avec le service de radiothérapie de l’Institut Godinot, le groupe de recherche s’intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires mis en place par les cellules cancéreuses survivant aux radiations ionisantes, pour échapper au système immunitaire. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de résistance du CSTN aux traitements et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques pour les patientes en récidive.

  • 3 - Nouvelles cibles thérapeutiques :

    Le groupe de recherche de l’Institut Godinot a identifié 2 nouvelles cibles thérapeutiques potentielles dans le CSTN. En partenariat avec d’autres unités académiques, avec la SATT Nord et Inserm Transfert, le groupe développe des anticorps thérapeutiques et diagnostiques contre la 1ère cible. En parallèle, des études de combinaisons thérapeutiques impliquant la 2nde cible sont actuellement testées.

  • 4 - Nouvelles méthodologies :

    Afin de limiter l’utilisation des animaux de laboratoire, le groupe de recherche de l’Institut Godinot développe des modèles de mini-tumeurs à partir des tumeurs des patientes. Ces modèles conservent les caractéristiques cellulaires et moléculaires propres à chaque tumeur et pourraient permettre de réaliser des tests de médecine personnalisée in vitro, dans le but d’améliorer la prise en charge des patientes.

Nos projets vous intéresse ? Contactez-nous !

Le Dr. Stéphane Potteaux et l'ensemble de son équipe seront ravis d'échanger avec vous sur les différents sujets d'étude en cours au sein du département.

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